Bienvenue sur ce site, dédié au village de Coursegoules, son Histoire et celle de ses habitants.
Il est destiné à enrichir les informations et illustrations contenues dans les ouvrages "Coursegoules, Histoire et histoires" (Éditions Serre, 2021) et "Coursegoules, le temps des veillées" (Éditions Serre, 1983) des mêmes auteurs.
Bonne promenade, et n'hésitez pas à nous contacter si vous le souhaitez (contacter@coursegoules-histoires.fr).

La chapelle Saint-Éloi à Coursegoules : un scoop !
 

En bref...

Eh oui, la chapelle saint-Éloi, aujourd’hui disparue, ne se trouvait pas là où l’on croyait… Dans l’ouvrage « Coursegoules, le temps des veillées » (1985), fidèles à la tradition orale, nous écrivions (p. 155) qu’elle était « à l’entrée de la place de la Combe, appuyée contre l’hôtel Raimond ». Dans « Coursegoules, Histoire et histoires », nous parlions (p. 13) du lavoir de La Combe, ancienne chapelle Saint-Éloi ». En réalité, elle se cachait juste à côté. Voici sa véritable histoire.

Au fond, l'ancien lavoir, adossé à ce qui fut l'hôtel Raimond

La chapelle Saint‑Éloi fut d’abord le lieu de culte d’une confrérie de Pénitents dédiée à Notre‑Dame de Pitié, avant que celle‑ci ne s’installe en 1677 dans l’ancien château. L’édifice, probablement construit entre 1603 et 1614 lors du renouveau de la communauté de Coursegoules, mesurait environ 4,75 × 11,75 m. Isolée hors du centre du village et des anciennes fortifications, sur le chemin d’accès principal depuis l’époque romaine, elle fut longtemps un lieu de vie et de passage : un espace où l’on priait, où l’on bénissait, où l’on se rassemblait avant de devenir maison, puis hôtel, puis simple façade.

 

Les visites pastorales de l’évêque de Vence en 1705 et 1715 la mentionnent sous les vocables de Saint-Éloi puis de Saint-Pons, rappelant le lien de ces saints avec les maréchaux‑ferrant, les bourreliers, les animaux de somme ( on dénombre plus de 240 équidés à Coursegoules au XVIIᵉ siècle) et la protection des campagnes. Implantée à l’entrée du village, la chapelle formait un véritable seuil entre l’espace rural et le cœur habité. Elle accompagnait les processions pénitentielles, les rogations et les pratiques liées au cycle agricole, à proximité des ateliers de maréchalerie et des axes de circulation.

 

Après le départ des Pénitents Blancs vers l’ancien château, la chapelle passa à la confrérie des muletiers, donnant son nom au quartier. Elle figure encore comme chapelle dans le cadastre de 1841 (section B4, parcelles 478 et 664). Délaissée puis vendue, elle fut transformée en maison d’habitation. Rachetée en 1894 par Eugène Raimond, puis agrandie, elle devint le premier hôtel du village, accueillant dès la fin du XIXᵉ siècle les premiers estivants arrivant en voiture à cheval puis en automobile. Le porche de l’hôtel fut ajouté ultérieurement.

 

Des travaux récents de ravalement ont révélé la porte d’origine de la chapelle, deux ouvertures latérales et une ouverture supérieure pouvant correspondre à un clocheton. La photographie prise lors du ravalement montre clairement la façade ancienne et sa surélévation.

Le chemin d’accès originel vers la chapelle (permettant d’atteindre la porte aujourd’hui située à 1,60 m du sol, dont on observe encore la pente sur le côté) fut probablement décaissé lors de l’ouverture de la place de la Combe pour permettre la construction du lavoir municipal, celui du     « plat » étant devenu trop petit.

 

 

 

 

Le bâtiment était fondé sur un socle rocheux. Sur la majeure partie de sa hauteur, il présente des assises de pierres bien travaillées au marteau. À mi‑hauteur, une porte en ogive, d’environ 1,10 m de large et 2,10 m de haut, a été heureusement intégrée à la nouvelle façade. Les pierres de l’ancien lavoir (démoli plus tard pour créer un parking), ont été récupérées pour former un banc contre la façade ; les pierres inutilisées restantes ont servi à construire un petit lavoir derrière les HLM Saint‑Éloi.

 

L’élévation ouest se caractérisait par de belles pierres taillées mêlées à quelques remplois. Le reste du parement, incluant les anciennes ouvertures, est en blocage. À l’angle ouest, deux pierres portent des inscriptions anciennes et les dates de 1603, 1614 et 1766. La surélévation, quant à elle, est en blocage de pierres liées à la chaux.


Bien que l’édifice ait disparu dans sa fonction première, l’emplacement de la chapelle Saint‑Éloi demeurait un repère essentiel du patrimoine religieux, artisanal et immatériel de Coursegoules. Les derniers mulets y étaient encore bénis dans les années 1960.

Sources

 

- Heller Marc, Photographe au service régional de l’Inventaire de Provence‑Alpes‑Côte d’Azur (1970–2006). Roucaute Gérard. Copyright (c) Région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur – Inventaire général.
- Archives départementales des Alpes‑Maritimes (Nice) Série G – Clergé séculier Sous‑série : Diocèse de Vence G 1253 – Visite pastorale de 1705 G 1255 – Visite pastorale de 1715 (Ensemble des visites 1705–1726 : G 1253 à G 1267)
- Cadastre napoléonien : 1841, section B4, La Ville La Faye, parcelles 478 et 664.
- Documents personnels, archives et recherches des propriétaires actuels (famille Cavallo)

 

Une belle histoire...
Retrouvailles à Coursegoules de deux cousines après deux générations

En bref

Deux cousines, séparées par deux générations, se retrouvent grâce au site coursegoules‑histoires.fr. Une aquarelle, une carte postale ancienne, quelques archives familiales… et une lignée se réveille, reliant trois familles du village autour d’une histoire qui n’attendait qu’à être redécouverte.

À Coursegoules, une simple recherche généalogique a ravivé un lien familial oublié depuis plus de soixante ans. Deux cousines issues de germain, Muriel Cintré née Leitzélément et Lucette Benoit, longtemps séparées par le silence des générations, ont été réunies grâce au site consacré à l’histoire du village.

Quand une aquarelle ouvre la porte du passé

En explorant ses archives familiales, Muriel Cintré découvre le site Coursegoules, histoire et histoires. Touchée par les documents présentés, elle transmet aux responsables du site deux aquarelles réalisées par son père : la porte fortifiée de l’Est et la chapelle Saint‑Jean, œuvres qui avaient toujours accompagné la vie familiale, posées sur le piano du salon. Dans ses papiers, elle retrouve également une carte postale ancienne du lavoir du Plan, représentant une bugadière : son arrière‑grand‑mère Marie Euzière, épouse de Justin Leitzélément.

Une lignée retrouvée grâce au site

Le patronyme Leitzélément, bien connu à Coursegoules, attire l’attention des responsables du site. La correspondance entre les archives familiales et les lignées du village permet d’établir un lien direct avec une branche évoquée dans le livre « Coursegoules, Histoire, histoires », notamment celle d’une institutrice de Saint‑Barnabé issue de cette même lignée. La mise en relation se fait naturellement. Après deux générations de silence, les deux cousines se retrouvent au village et parcourent ensemble les rues, renouant un fil familial que le temps avait effacé.

Des cartes postales qui parlent encore

Les recherches se poursuivent et révèlent plusieurs cartes postales anciennes, dont une inédite de 1912, écrite par Joséphine Clavel, filleule de la famille, dont les descendants vivent encore aujourd’hui à Coursegoules. Une autre carte, signée M. Revello — créateur du premier restaurant du village — met en lumière un lien avec l’actuel maire, Dominique Trabaud. Au fil des découvertes, trois familles du village se trouvent reconnectées, et les liens communs de leur histoire ressurgissent comme autant de points d’ancrage d’une mémoire partagée.

Carte écrite en 1912

Carte envoyée en 1912

Carte envoyée en 1931

Et pourquoi pas vous ?

Si vous recherchez de la famille ou des amis à Coursegoules, ce site — complément des ouvrages Coursegoules, Histoire et histoires (2021) et Coursegoules, le temps des veillées (1983) — est aussi le vôtre.
Photos, aquarelles, peintures, cartes postales anciennes : tout ce qui raconte notre pays est bienvenu pour partager l’amour de notre pays.
Vous pouvez nous envoyer vos propositions à : contacter@coursegoules-histoires.fr

La porte de l'Est, par Georges Leitzélément

La chapelle Saint-Jean, par Georges Leitzélément

 

Pour entrer dans l’histoire du village, de ses figures marquantes et de ses paysages façonnés par les siècles...

Un village, des récits,
une mémoire vivante...

1 - HISTOIRE & PATRIMOINE

 

 

Au cœur des Préalpes d’Azur, Coursegoules se dévoile comme un livre ouvert où chaque pierre, chaque chemin, chaque visage raconte une histoire. Village de mémoire, de traditions et de récits, il offre à ceux qui le parcourent une richesse patrimoniale rare, faite de voix anciennes, de paysages habités et de trésors parfois oubliés. Ce dossier rassemble les pages les plus vivantes de cette histoire et complète le livre « Coursegoules – Histoire et histoires » : archives, itinéraires, anecdotes, œuvres d’art, lieux sacrés… Autant de fragments qui composent l’âme d’un village qui ne cesse de se raconter. Ce site est en construction permanente.

 

Un simple clic sur le titre choisi, et la page s’ouvre comme une nouvelle histoire à découvrir...

Chapelles, tableaux, oratoires : un héritage spirituel vivant  
Le sacré n’est jamais loin : il se lit dans les pierres, les couleurs, les gestes transmis, et les œuvres qui ont accompagné la communauté.

2 - PATRIMOINE RELIGIEUX & SACRÉ

3 - COURSEGOULES SECRET, AMOUREUX ET HISTORIQUE :
ITINERAIRES & DECOUVERTES

Quatre balades pour ressentir le village autrement : par ses ruelles, ses panoramas, ses récits et ses émotions...

4 - CONTES, ANECDOTES & RÉCITS VIVANTS

La mémoire orale du village : les histoires qui se transmettent de bouche à oreille, celles qui font rire, frémir ou réfléchir, sont souvent les plus vraies. 

5 - ICONOGRAPHIE & ARCHIVES

 

Images anciennes, cartes postales, documents rares... Voir le village tel qu’il était, c’est comprendre ce qu’il est devenu. 

6 - ACTUALITES OFFICIELLES

L’histoire se bâtit aussi au quotidien ! Et parce qu’un village vivant écrit chaque jour une nouvelle page...

 

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